Budget 2017 : 461 milliards d’ouguiyas pour l’An I de la «croissance accélérée»

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Le projet de loi des finances initiale de l’État mauritanien pour l’année 2017 a été adopté par l’Assemblée nationale . Il s’agit de la première année pleine de mise en œuvre du premier plan d’actions prioritaires de la « Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée » (SCAPP) pour la période 2016-2030.

Le budget 2017 est arrêté à hauteur 461.439.375.000 MRO (quatre cent soixante et un milliards quatre cent trente-neuf millions trois cent soixante-quinze mille ouguiyas). L’an passé le projet de loi de finances initiale était de 451.167.622.000 MRO. Celui-ci avait subi, début septembre dernier, une rallonge budgétaire de dix milliards cent trente et un millions cent cinquante mille ouguiyas (10.131.150.000 MRO), portant ce budget à quatre cent soixante et un milliards deux cent quatre-vingt-dix-huit millions sept cent soixante-douze mille ouguiyas (461.298.772.000 MRO). Pour l’exercice 2017, le budget consolidé d’investissement (BCI) atteint 258,564 milliards MRO,  soit 16,19% du PIB (contre 261,25 milliards MRO pour 2016)

Une dynamique de croissance…à pas feutrés

L’économie nationale a connu un fort ralentissement en 2015-2016 du fait de la chute des cours du minerai de fer et de l’or. La loi de finances 2017 correspond à la première année de mise en œuvre du premier plan d’actions prioritaires (PAP) de la Stratégie de croissance accélérée et de la prospérité partagée (SCAPP). On est donc encore loin, pour une entrée en matière, de surfer sur la forte dynamique de croissance que promeut cette stratégie. L’heure est plutôt à la mise en œuvre des conditions favorables à la diversification de l’économie, l’optimisation des ressources de croissance, l’augmentation de la production de la société nationale industrielle et minière (SNIM) ainsi que les perspectives favorables de relance de la filière agricole (agriculture irriguée) et du secteur halieutique en vue d’espérer atteindre un certain équilibre budgétaire et un taux de croissance du produit intérieur brut (PNB) à hauteur de 5%. Les efforts du gouvernement visent surtout à contenir un taux d’inflation à moins de 2% et un déficit budgétaire à 0,4% du PIB hors industries extractives.

La part belle… à l’aménagement du territoire

En terme de répartition des dépenses d’investissement de l’année 2017, c’est  le secteur de l’aménagement du territoire qui se taille la plus grande partie des ressources,   avec une enveloppe de 85.374,46 millions  MRO,  représentant 33,02% du Budget consolidé d’investissement global (BCI), suivi du secteur  du « développement industriel » (55.565,56 millions MRO, soit une  hausse de 41,10% par rapport à l’exercice 2016) et les secteurs du « développement rural » (agriculture, élevage, environnement, etc.) qui  obtiennent une allocation de 39.852,630.000 UM, soit 15,41% du total des investissements pour 2017 (mais en baisse de  24,71 par rapport à l’année 2016).

Astou Diallo