Groupe Abass : Une sortie de la « voie africaine » tracée par Sidi Mohamed Abass ?

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Le siège social de la BMCI à Nouakchott © Crédits photos C. Sakhanokho Afrik TANDEM Médias
                 Le siège social de la BMCI à Nouakchott © Crédits photos C. Sakhanokho Afrik TANDEM Médias

Malgré l’acquisition de la Bicis en Gambie, et la participation à  hauteur de 15% au Capital de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Mali, le «Groupe  Abass»  qui affichait  clairement, il y a une vingtaine d’années, à travers ces deux opérations  des « ambitions africaines»,  n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même.

En cause, la mauvaise santé financière de l’institution familiale ces dernières décennies. Ajoutés à cela,  un certain « laxisme » et abandon par les héritiers et dirigeants actuels de la « voie africaine », jadis tracée par  Sidi Mohamed Abass, «Le père-fondateur» du Groupe. Le Groupe reste toutefois indirectement actif en Afrique de l‘Ouest, à travers des participations minoritaires dans des sociétés.

Solides fondamentaux

Va-t-il à l’instar des groupes AON et la BCI, ouvrir des filiales bancaires dans les pays de la Sous-région ?  En tout cas, la BMCI qui a fêté, en décembre 2014, son quarantième anniversaire (créée en 1974 sous le nom de la Banque Arabe Africaine en Mauritanie) affiche encore de « solides fondamentaux »… et une place de quasi-leader sur le marché bancaire mauritanien. Au 31 décembre 2014, elle revendiquait un réseau de plus d’une quarantaine d’agences sur l’ensemble du territoire national, plus de 100.000 clients, un total dépôt de plus de 68 milliards d’ouguiyas et un Produit net bancaire (PNB)  de 4 milliards d’UM. Reste à savoir jusqu’où le Groupe Abass est encore prêt à aller pour rééditer sa « glorieuse » aventure ouest-africaine d’antan !

Sidi N’Diaye