Kaou Diagana, Président Directeur Général du Groupe HKD : Un nouveau départ

0
343
KAOU H. DIAGANA_PDG de la Ciprochimie
KAOU H. DIAGANA_PDG de la Ciprochimie

La Ciprochimie, spécialisée dans la fabrication, la distribution et vente de détergents, insecticides et engrais, est l’un des fleurons du Groupe familial HKD (Hadya Kaou Diagana). Le Groupe, qui compte davantage se développer et diversifier ses activités, a plusieurs projets en mûrissement, dont la création prochaine d’une Unité de production industrielle. Son jeune P-D.G, Kaou Hadiya DIAGANA, entend lui insuffler un nouveau  départ.

Créée il y a une quarantaine d’années, la compagnie Ciprochimie fait partie des premières industries privées post-indépendance en Mauritanie.  Son Président Kaou  Hadya DIAGANA,  a pris les rênes du groupe, peu avant le décès de son fondateur (Ndlr : 2013). Titulaire d’un diplôme supérieur en Management, obtenu à Dakar (Sénégal), il apprend chaque jour depuis cette tragédie à diriger   certes de manière nouvelle et différente de son paternel, mais tout en essayant de garder en vue et  de perpétuer  un juste équilibre entre le besoin et la nécessité de redonner un nouvel élan  au  Groupe… et  la culture d’entreprise et les  valeurs léguées par  le  père-fondateur du holding familial. « Eu égard aux valeurs qu’il nous a inculquées, les relations humaines saines qu’il avait tissées avec tous, en Mauritanie et dans la Sous-région, je dirai qu’il m’est encore difficile de le remplacer », avoue le jeune entrepreneur à son sujet. Avant d’ajouter : « je dirai que c’est facile, en pesant mes mots, si l’on considère qu’une entreprise est un capital investissement et que l’entrepreneur est engagé dans un processus continu de création de la valeur. Donc, quel que soit la situation dramatique qui vous arrive je pense qu’après avoir fait le deuil, il faut   savoir aller de l’avant.  L’entreprise doit continuer à tourner, à créer, à innover, à investir et à recruter, etc.».

Défis et difficultés

Distributeur des phytosanitaires de la marque Diamantox, l’entreprise doit faire face aujourd’hui à de nombreux défis et difficultés, particulièrement ceux liés aux importations clandestines et anarchiques d’insecticides, de détergents et de produits d’entretiens de contrefaçon. Le manque de transparence dans l’octroi des marchés publics figure aussi en bonne place parmi les difficultés de l’entreprise familiale : « C’est un paradoxe.  Nous avons une riche expérience et place de quasi-leader dans notre secteur d’activités. Mais lorsque nous soumissionnons à des marchés publics, nous ne remportons aucun, même s’il nous arrivait d’être le moins-disant, comme ce fût le cas pour un marché qui remonte en 2013 ».

Explorer d’autres marchés

Peu tournée vers l’Export, dans les pays de la sous-région ouest-africaine, la Compagnie Ciprochimie  reste  toutefois ambitieuse, et lorgnerait vers ces marchés, malgré certaines déconvenues : «Au Sénégal, le régime fiscal est peu incitatif pour les entreprises étrangères évoluant dans notre secteur d’activités et souhaitant y exporter leurs produits. Nous avons tenté une première expérience, mais nous avons été vite découragés par les fortes taxes douanières sur nos produits. Néanmoins, nous sommes dans la prospection du marché malien pour une distribution exclusive de notre marque».

L’entrepreneur qui reste toutefois confiant entend prospecter d’autres marchés étrangers. « A l’instar des pays limitrophes, je pense qu’en vue de contribuer davantage au développement et l’émergence d’une industrie nationale, le Gouvernement [mauritanien], doit rehausser les taxes à l’importation des produits similaires fabriqués en Mauritanie », a-t-il confié. 

Dianifaba