La clé de la réussite de Google selon Google

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google-plex-projet-immobilier-silicon-valley-verreGoogle a écopé (en août dernier)  d’une amende de 6,8 millions de dollars en Russie. Le moteur de recherche est accusé d’« abus de position dominante» avec son système d’exploitation Android. D’autres pays poursuivent Google pour les mêmes motifs. «À ceux qui brûlent de savoir à qui le géant d’internet doit sa suprématie au plan mondial, Google n’apporte  qu’une réponse: son mode de recrutement», selon le site de BFM TV (bfmbusiness.bfmtv.com)

Connaître le secret des entreprises qui cartonnent est alléchant? Google, dont aucun concurrent n’est parvenu à ce jour à remettre en cause la suprématie au plan mondial, le dévoile lui-même. Et ce n’est pas l’inventivité de ses ingénieurs, l’intelligence de ses dirigeants, ni le talent de ses développeurs. Mais le mélange parfait de tout cela. À en croire le géant d’internet, son succès tient à son génie pour former des équipes qui gagnent!

Les analystes de Google ont réalisé une enquête interne. Pendant deux ans, ils ont mené des centaines d’entretiens avec quelques-uns des 60.000 employés du groupe. Il en ressort que la réussite de l’équipe tient au mélange de quatre ingrédients. D’abord, la confiance entre collègues. C’est-à-dire le fait qu’ils se connaissent, qu’ils se sentent égaux. Ensuite, le sentiment de pouvoir prendre des risques, puis la dépendance entre membres de l’équipe. Et enfin des objectifs clairs, des rôles bien distribués.

Google embauche des entrepreneurs

Tout cela semble relever du simple bon sens. Mais avoir validé scientifiquement cette recette a permis à Google de révolutionner sa manière de recruter. La responsable des ressources humaines du groupe raconte qu’“au début, (leur) approche était plutôt élitiste”. Ils ne regardaient que les candidatures des diplômés de grandes écoles. “Nous pensions que pour former l’équipe parfaite, il fallait un boursier, un ingénieur et un doctorant. Nous nous étions trompés sur toute la ligne”, reconnaît-elle.

Pour créer le bon « mix », Google cherche maintenant des candidats résilients, ceux qui ont démontré leur “courage et leur capacité à surmonter des difficultés”, explique-t-elle. Alors désormais, Google veut engager des entrepreneurs.

Ce virage se traduit concrètement. Le Wall Street Journal constate que le gros des troupes de Google ne vient plus d’Harvard, de Stanford ou du MIT. Les deux écoles d’ingénieurs informaticiens devenues incontournables pour les chasseurs de tête de la Silicon Valley se situent au Canada et en Allemagne: l’université de Waterloo et la WHU Otto Beisheim School of Management. Toutes les deux ont une chose en commun: elles font suivre à leurs étudiant des cours d’entreprenariat.

Nina Godart (bfmbusiness.bfmtv.com –  28/07/2016 à 12h44)